Conscient des nouveaux enjeux, et des opportunités économiques que
cela supposait, un homme d’affaires connu, Isselmou ould Didi ould Tajedine,
décide en 1998 d’introduire une demande d’agrément pour
la création d’une nouvelle banque. Outre des associés mauritaniens
représentatifs du tissu socio-économique national, il fait appel
à trois partenaires européens avec lesquels il travaille depuis
plusieurs années. Ces derniers (deux hollandais et un français)
qui connaissaient bien, à la fois le pays, et les qualités du promoteur,
s’engagent à hauteur du tiers dans le projet. La Banque Centrale
accorde son agrément en avril 1999, et, en septembre de la même année,
la Banque pour le Commerce et l’Industrie (BCI) ouvre son siège à
Nouakchott.
Dans un pays réputé difficile, et inclassable entre le Maghreb et
l’Afrique subsaharienne,sur un marché étroit et apparemment
très concurrencé, la nouvelle institution va rapidement s’imposer
sur la place bancaire.
La croissance de la BCI s'est traduite, en effet, par des
performances très satisfaisantes qui, selon les activités, la
placent parmi les toutes premières banques du pays : un bilan en croissance
de plus de 25% en 2006 par rapport à 2005, des fonds propres multipliés
par 7 en 7 ans, des ratios de liquidité et de solvabilité atteignant
respectivement 46 et 29% en 2006, l'ouverture d'un réseau d'agences dans
les principales villes de Mauritanie, la création d’une filiale
au Mali, etc.
Fruit d'une gestion rigoureuse et du respect strict de ses engagements, la réputation
de la BCI s'est affirmée dans le pays comme à
l'étranger.
La Banque a également su développer un réseau de correspondants
financiers dans la plupart des pays avec lesquels ses clients travaillent, ainsi
que des partenaires au premier rang desquels Natexis-Banques Populaires, correspondant
et conseil des premiers jours, la Banque Européenne d'Investissement
(BEI) ou encore la Société Islamique de Développement (SID)
qui lui ont ouvert des lignes de crédit destinées à pallier
au manque de ressources à long terme dont souffre le pays. De nouveaux
partenariats avec des institutions internationales sont en négociation
et devraient se confirmer en 2007.
Forte de sa reconnaissance nationale et internationale, de structures et d'outils
de gestion modernes, et grâce à la valeur des hommes et des femmes
qui y participent, la BCI est en mesure d'assumer un rôle majeur dans
le développement économique Mauritanien et sous-régional.
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